Quelle force un employé doit-il encore fournir lui-même lorsqu'il utilise un dispositif d'aide au levage ?

Avec un dispositif d'aide au levage ergonomique, l'employé n'a, dans la plupart des cas, plus qu'à exercer une force d'assistance minimale, généralement comprise entre 10 et 30 newtons, selon l'appareil et l'application. Le poids est entièrement pris en charge par la machine. Cependant, il subsiste toujours des efforts résiduels qui déterminent si un dispositif d'aide au levage est suffisant pour garantir un poste de travail sûr et ergonomique. Les sections suivantes répondent aux questions les plus fréquemment posées concernant la force, les normes et le choix approprié des équipements de manutention.

Quelles forces continuent d'agir lors de l'utilisation d'un dispositif d'aide au levage ?

Un dispositif d'aide au levage prend entièrement en charge le poids d'une charge, mais le collaborateur doit tout de même exercer une force d'accompagnement pour positionner, guider et placer la charge. Cet effort résiduel n'est pas une force de levage, mais une force horizontale ou de rotation nécessaire pour déplacer la charge avec précision. Cette force varie considérablement en fonction du type de dispositif d'aide au levage et de l'application.

Concrètement, il existe trois types d'effort résiduel fourni par un employé lorsqu'il utilise un dispositif d'aide au levage ergonomique:

  • Force d'accompagnement : la force nécessaire pour déplacer ou faire pivoter la charge horizontalement
  • Précision de positionnement : le contrôle précis lors du placement à un emplacement exact
  • Force d'actionnement : actionnement de leviers, de boutons ou de ventouses pour saisir ou relâcher la charge

Avec un dispositif d'aide au levage correctement réglé, le poids de la charge elle-même n'a plus d'incidence sur le dos ou les épaules. La charge restante s'exerce principalement sur les bras, les poignets et les mains. Il s'agit là d'une différence fondamentale par rapport au levage manuel, où tout le poids pèse sur l'appareil locomoteur.

Qu'est-ce qui détermine l'effort résiduel qu'un collaborateur doit encore fournir ?

L'effort résiduel requis lors de l'utilisation d'un dispositif d'aide au levage est déterminé par quatre facteurs : le type de dispositif, la liberté de mouvement du système, la nature de la charge et l'aménagement du poste de travail. Un système rigide présentant un frottement important nécessite davantage de contrôle qu'un système se déplaçant avec aisance et doté de points de suspension équilibrés.

Parmi les facteurs spécifiques qui augmentent l'effort résiduel, on peut citer :

  • Un objet dont la répartition du poids est irrégulière et qui a tendance à basculer
  • Une liberté de mouvement restreinte qui oblige l'employé à adopter des postures inconfortables
  • Un système obsolète ou mal entretenu, présentant un frottement accru au niveau des rails ou du dispositif de levage
  • Un dispositif d'aide au levage qui n'est pas correctement réglé en fonction du poids de la charge

Une solution de manutention bien conçue minimise ces facteurs en adaptant l'aide au levage au poste de travail spécifique et au type de charge. Plus l'adaptation est optimale, plus l'effort résiduel est faible et plus l'économie d'effort pour le collaborateur est importante.

Quelles sont les normes légales relatives au poids des charges à soulever sur le lieu de travail ?

En Belgique et aux Pays-Bas, des directives fondées sur la législation européenne limitent le poids pouvant être soulevé manuellement sur le lieu de travail. Pour les travailleurs masculins adultes, le poids maximal pouvant être soulevé manuellement est fixé à 25 kilogrammes pour les levages occasionnels. Pour les femmes, cette limite est de 15 kilogrammes. En cas de levages répétés, les valeurs recommandées sont nettement inférieures.

La directive européenne 90/269/CEE oblige les employeurs à évaluer et à réduire les risques liés au levage manuel. Concrètement, cela signifie que lorsqu'un salarié doit régulièrement manipuler des charges dépassant ces seuils de poids, l'employeur est tenu de mettre à disposition des aides techniques. Un dispositif d'aide au levage n'est donc pas seulement un choix ergonomique, mais aussi une obligation légale dans de nombreux environnements industriels.

D'autres variables entrent également en ligne de compte dans l'évaluation des risques, telles que la durée, la fréquence et la hauteur du levage, ainsi que la distance par rapport au corps. Même des charges inférieures à 25 kilogrammes peuvent entraîner une surcharge si elles sont soulevées fréquemment, loin du corps ou dans une posture courbée. Limiter le poids soulevé à l'aide de moyens techniques constitue alors la mesure appropriée.

En quoi l'effort résiduel diffère-t-il entre un élévateur à vide et un élévateur mobile ?

Un lève-personne à ventouses et un lève-personne mobile assurent tous deux un soutien complet du poids, mais la nature de l'effort résiduel diffère considérablement. Un lève-personne à ventouses nécessite une force d'accompagnement pour diriger la charge dans l'espace, tandis qu'un lève-personne mobile soulève la charge à une position fixe et que le personnel la positionne plutôt que de l'accompagner.

Élévateur à ventouses : commande souple, force de guidage supérieure

Avec un lève-charge à vide, la charge est maintenue par des ventouses, ce qui permet à l'opérateur de la déplacer librement dans l'espace. Cela offre une grande flexibilité, mais exige également que l'opérateur guide activement la charge. Pour les charges plus volumineuses ou plus lourdes, la force nécessaire pour les guider peut augmenter, surtout lorsque la charge présente une forme irrégulière ou qu'un positionnement précis est requis. Les palonniers à ventouses sont particulièrement adaptés aux matériaux plats et non poreux tels que les plaques, les cartons et les panneaux de verre.

Élévateur mobile : position stable, liberté de mouvement réduite

Un élévateur mobile fonctionne sur une colonne ou un bras de levage fixe et soulève la charge verticalement selon une trajectoire prédéfinie. L'opérateur n'a pas besoin de guider la charge de manière aussi active, mais dispose également d'une liberté de mouvement réduite. Cela rend les élévateurs mobiles idéaux pour les opérations répétitives et standardisées, telles que le chargement de palettes ou le déplacement de fûts. L'effort requis se limite ici principalement à l'activation du mouvement de levage et au positionnement précis lors de la dépose.

À partir de quand un dispositif d'aide au levage ne suffit-il plus pour éviter une surcharge ?

Un dispositif d'aide au levage ne suffit plus lorsque l'effort résiduel, malgré le soutien du poids, continue d'entraîner une sollicitation excessive et répétée des muscles, des articulations ou de l'appareil locomoteur. C'est le cas lorsque la force d'assistance est trop importante, que la posture de travail reste défavorable ou que la fréquence des levages est trop élevée pour le collaborateur concerné.

Situations spécifiques dans lesquelles un dispositif d'aide au levage s'avère insuffisant :

  • Le collaborateur doit guider la charge en adoptant une position d'extension extrême ou une posture courbée
  • La fréquence de levage est si élevée que même l'effort résiduel entraîne une sollicitation cumulative
  • Le poste de travail est si étroit que l'employé doit travailler dans des positions peu naturelles, malgré l'utilisation d'un dispositif d'aide au levage
  • L'aide au levage n'est pas adaptée au poids ou à la forme de la charge, ce qui oblige le collaborateur à compenser ce déséquilibre

Dans de tels cas, la poursuite de l'automatisation du processus constitue la démarche la plus appropriée. Les solutions semi-automatiques, telles que les automates de palettisation ou les systèmes de rails intégrés, peuvent réduire encore davantage l'effort résiduel au minimum et constituent une étape logique après l'utilisation d'un dispositif d'aide au levage de base.

Comment choisir l'aide au levage adaptée à un poste de travail spécifique ?

Pour choisir l'aide au levage adaptée à un poste de travail, il faut analyser quatre éléments : le poids et la forme de la charge, le mouvement que le collaborateur doit effectuer, la fréquence de l'opération et l'espace disponible. Aucun appareil ne convient à toutes les situations, et un mauvais choix peut réduire à néant les gains ergonomiques.

Une sélection structurée se déroule selon les étapes suivantes :

  1. Évaluez la charge : poids, dimensions, matériau et surface de préhension
  2. Analysez le mouvement : levage vertical, déplacement horizontal, rotation ou une combinaison de ces mouvements
  3. Déterminez la fréquence : ponctuelle, régulière ou continue
  4. Évaluez l'espace de travail : hauteur, largeur, type de sol et présence d'obstacles
  5. Testez la solution dans la pratique : un essai réalisé avec votre propre matériel fournit les informations les plus fiables

En cas de doute quant au choix à faire, une analyse du poste de travail réalisée par un spécialiste offre la plus grande garantie. Cela permet d'éviter d'acheter un dispositif d'aide au levage qui ne réduirait pas suffisamment la contrainte ergonomique ou qui perturberait le déroulement du travail.

Comment Logitrans Handling contribue à réduire la pénibilité au travail

Nous accompagnons les entreprises depuis la première analyse jusqu'à la mise en œuvre d'une solution de levage ergonomique qui réduit efficacement l'effort physique des collaborateurs. Notre approche est pratique et entièrement adaptée au poste de travail spécifique et au type de charge.

  • Analyse gratuite du poste de travail : nos spécialistes analysent la charge de travail sur le lieu de travail et identifient les postes où l'effort résiduel est trop élevé
  • Une large gamme de produits : des élévateurs à vide et élévateurs mobiles aux automates à palettes et systèmes de rails, adaptés aux cartons, sacs, plaques, palettes, fûts et rouleaux
  • Salle de démonstration à Drongen : testez la solution de levage avec votre propre matériel avant de vous décider
  • Formation lors de l'installation : les collaborateurs apprennent à utiliser correctement l'aide au levage afin que les avantages ergonomiques se concrétisent également dans la pratique
  • Contrats d'entretien : un appareil d'aide au levage bien entretenu conserve ses performances et continue à réduire au minimum l'effort résiduel

Vous souhaitez savoir quel dispositif d'aide au levage permet de réduire le plus efficacement la charge physique de vos collaborateurs sur votre poste de travail spécifique ? Contactez-nous pour un entretien sans engagement ou une analyse gratuite de votre poste de travail.

Articles connexes